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Audit d’un site existant

80 constats sur un site en ligne : temps d’affichage réel, mentions légales, traceurs sans consentement, certificat, et la configuration qui décide si vos courriels arrivent. Un rapport par site, classé du bloquant à l’accessoire, qui dit ce que chaque défaut coûte, en euros et en visiteurs.

Technologies
Node.js · Lighthouse · HTML autonome
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Capture de Audit d’un site existant

D’où vient cet outil

J’avais besoin d’un audit plus complet que juste Lighthouse, pour mon propre site d’abord. Puis pour la prospection : beaucoup de ces vérifications sont négligées, et la plupart du temps les gens ne sont même pas au courant que ça existe, ni que c’est obligatoire.

J’ai tendance à lancer des applications qui consomment beaucoup de ressources sur mon PC. Certains résultats ont commencé à ne plus correspondre selon le moment où je lançais l’audit. C’est là que j’ai tiqué : l’audit ne serait pas consistant selon l’activité que j’ai pendant qu’il tourne.

Vu que j’ai un VPS, autant l’utiliser. On règle même un autre problème : je peux lancer les audits longs pendant la nuit.

Le problème

Vous avez un site. Il est en ligne depuis trois ans, il ressemble à quelque chose, et vous n’avez aucune idée de ce qu’il vaut.

Le premier prestataire venu vous dira qu’il est mauvais. C’est son intérêt, vous le savez, et vous ne le croyez donc qu’à moitié. Rien ne vous permet de départager son diagnostic de sa commission.

Entre le 3 et le 14 août 2026, j’ai mesuré 315 sites d’entreprises bisontines depuis un serveur. Sur un échantillon de 45 d’entre eux, tirés un sur sept par ordre alphabétique d’adresse, 41 ont pu être analysés en profondeur : aucun ne s’affiche dans les 2,5 secondes que Google considère correctes, et 24 dépassent les 8 secondes. Le relevé complet, avec sa règle de tirage, est sur cette page.

Le vôtre est quelque part dans cette distribution, et vous ne savez pas où.

Un restaurant où je commande souvent. Avant même de créer l’outil, j’avais essayé leur site, et c’était très compliqué à naviguer. Je soupçonnais les images. L’outil me l’a confirmé : 18 images, les 18 dans un format ancien, les 18 sans dimensions déclarées.

Ce genre de problème ne prend vraiment pas beaucoup de temps à régler. La différence, c’est comme passer d’une voiturette électrique à une Ferrari.

Trois choses vous coûtent de l’argent sans que personne vous les ait montrées :

  • vos pages mettent 8 secondes à s’afficher sur un téléphone en 4G, et la moitié des visiteurs partent avant de les voir ;
  • vos mentions légales sont absentes, incomplètes ou fausses, ce qui est un délit et non une contravention ;
  • vos courriels arrivent dans les indésirables de vos clients, parce que votre domaine ne prouve pas qu’ils viennent de vous.

Ce que vous recevez

Vous recevez un rapport, en une page, qui liste ce qui ne va pas et ce que ça coûte. Chaque constat est daté, mesuré, et refaisable par quelqu’un d’autre : vous n’avez pas à me croire sur parole.

Les constats sont classés en quatre paliers, du bloquant à la simple occasion à saisir. Vous savez donc par quoi commencer, et ce qui peut attendre l’an prochain.

Vous pouvez aussi décider de ne rien faire. Un rapport qui conclut « votre site va bien, gardez-le » est un résultat.

Comment ça marche

L’outil examine votre page d’accueil et quatre pages prises dans votre menu. Il en tire jusqu’à 81 constats, répartis en quatre familles :

  • La performance. Le temps réel d’affichage, sur mobile et sur ordinateur, avec les mesures que Google utilise pour classer les pages.
  • La conformité française. Mentions légales, politique de confidentialité, traceurs déposés avant consentement, HTTPS imposé, version de PHP encore suivie.
  • La sécurité. Certificat, protocole, en-têtes, et surtout SPF et DMARC, qui décident si vos courriels arrivent.
  • Le contenu. Ce qui manque sur les pages elles-mêmes.

Rien ne sort de la machine : aucun service tiers, aucune clé d’API. Le petit serveur qui affiche les rapports n’écoute que sur l’ordinateur qui les a produits, et c’est délibéré. Ces rapports portent des données d’entreprises réelles.

La liste des sites analysés vient d’OpenStreetMap. C’est une base cartographique ouverte, que chacun peut consulter et corriger. Les adresses de contact viennent des pages de contact des sites eux-mêmes. Si vous avez reçu un message de ma part sans l’avoir demandé, c’est de là que vient votre adresse.

Ce que le rapport dit

Un score ne vaut rien sans la phrase qui explique ce qu’il coûte. « Performance 34 » ne dit rien à un gérant. « Votre accueil met 8,2 secondes à s’afficher sur un téléphone, et la moitié des visiteurs referment avant » dit quelque chose, et se vérifie.

Les textes destinés au client vivent hors du programme, dans des fichiers séparés, pour être réécrits sans toucher au code.

Ses limites

La mesure de performance ne porte que sur l’accueil. Elle coûte une trentaine de secondes par page, et l’étendre à cinq pages multiplierait le temps d’analyse pour un gain faible. Les défauts de contenu, eux, sont relevés sur les cinq pages.

Un audit décrit, il ne répare pas. Le rapport dit ce qui ne va pas et ce que ça coûte. Corriger fait l’objet d’un devis séparé, et vous êtes libre de le confier à quelqu’un d’autre. Si j’avais la main sur le code, ce serait déjà réglé. C’est la décision du client, pas la mienne.

Les montants annoncés sont des ordres de grandeur. L’effet réel sur votre chiffre d’affaires demande votre panier moyen et votre taux de transformation, que l’outil n’a pas.

Un balayage large reste un balayage. Le mode rapide fait une seule requête par site et repère qui mérite un examen. Il ne remplace pas l’analyse complète, qui prend une à deux minutes par site.

Sous le capot

Cette section s’adresse au développeur qui vous accompagne, s’il y en a un. Vous pouvez la sauter.

Node 20, Lighthouse piloté en arrière-plan sur un Chrome local, aucune dépendance à un service distant. L’analyse se fait en deux temps parce que le coût des deux phases n’a rien de comparable : la phase HTTP traite quelques centaines de sites en quelques minutes, Lighthouse prend une à deux minutes par site. 300 sites en analyse complète représenteraient une dizaine d’heures de mesure. Le découpage est imposé par ce chiffre.

Le cache est indexé sur l’URL et daté, donc régénérer les rapports après avoir retouché une formulation ne sollicite aucun site audité. Un délai minimal entre deux requêtes vers un même domaine évite de faire passer l’outil pour une attaque.

Les 81 constats vivent dans quatre fichiers de données, séparés du code qui les évalue. C’est ce qui permet de réécrire un texte client sans toucher à la logique, et de compter les constats sans lire un programme.

L’essayer

Le dépôt se clone et se lance en une commande. Commencez par votre propre site, en mode rapide, ce qui prend quelques secondes :

node bin/audit.js scan mon-site.csv --quick

Puis lancez l’analyse complète sur la même adresse et ouvrez le rapport. Vous verrez ce qu’un prospect verrait de vous.