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Créer un site internet à Besançon : ce que j’ai mesuré sur 315 sites

315 sites d’entreprises bisontines mesurés en août 2026, dont 45 analysés en profondeur selon une règle de tirage publiable. Médiane d’affichage sur téléphone : 9,0 secondes.

Le relevé

Entre le 3 et le 14 août 2026, j’ai mesuré des sites d’entreprises bisontines. La liste vient d’OpenStreetMap, la base cartographique ouverte que chacun peut consulter.

Aucun site n’est nommé ici, et aucun ne le sera. Les chiffres qui suivent sont des totaux. Si vous voulez le relevé du vôtre, il est plus bas.

Un balayage rapide a couvert 315 sites. Il en ressort que 87 n’ont pas de mentions légales, que 65 déposent des traceurs ou gèrent mal le consentement, et que 9 sont encore servis sans HTTPS.

Puis j’ai analysé en profondeur un échantillon de 45 sites, tirés selon une règle publiable : un sur sept, par ordre alphabétique d’adresse. Quatre étaient injoignables. Sur les 41 restants, mesurés depuis un serveur au repos :

  • médiane d’affichage sur téléphone : 9,0 secondes ;
  • 41 sur 41 dépassent les 2,5 secondes, seuil que Google considère correct ;
  • 24 sur 41 dépassent les 8 secondes ;
  • le plus rapide s’affiche en 2,9 s, le plus lent en 78,1 s ;
  • poids médian d’une page : 2 668 ko.

C’est la situation ordinaire, pas une négligence

Ces chiffres décrivent un état général, et il faut le lire comme tel.

Ces sites ont presque tous été livrés par des professionnels, à des gens qui avaient un commerce à tenir et qui ont fait confiance. Un site se décide une fois, souvent il y a plusieurs années, avec ce qu’on en savait à l’époque. Les seuils de Google, eux, ont bougé depuis, et personne n’a prévenu les propriétaires.

Il se trouve que je mesure ces pages en août 2026. Mesurées à leur livraison, plusieurs auraient donné autre chose.

Ce que ces chiffres ne disent pas

Ils décrivent des pages, pas des entreprises. Un site lent appartient parfois à un commerce qui ne désemplit pas, et un site rapide à une affaire qui ferme.

L’échantillon penche vers la restauration, qui pèse 26 des 45, parce que la population de départ y penche aussi. Un relevé qui porterait sur les seuls artisans du bâtiment donnerait autre chose.

La mesure est faite en laboratoire, depuis un serveur, sur une connexion simulée. Elle ne dit pas ce que vos visiteurs réels vivent sur leur téléphone dans votre rue.

Et elle ne dit rien des causes. Je sais que ces pages sont lentes. Je ne sais pas ce qui a été proposé à leurs propriétaires, ni ce qu’on leur a expliqué.

Le relevé du vôtre

L’outil est public et se lance en une commande. La règle de tirage est écrite plus haut, donc quelqu’un qui reprend la même liste retrouve le même échantillon et les mêmes sites. C’est le seul moyen de savoir si j’ai raison.

Si vous préférez que je le fasse, demandez-le. Le rapport dit ce qui va, ce qui ne va pas, et ce que ça coûte. « Votre site va bien, gardez-le » est un résultat comme un autre.

Quand je ne suis pas la bonne réponse

Si vous avez un WordPress qui tourne et quelqu’un qui s’en occupe, gardez-le. Refaire un site qui marche coûte de l’argent et ne rapporte rien.

Si votre besoin tient en cinq pages qui ne bougeront pas, une plateforme à quelques dizaines d’euros par mois fera l’affaire, et je vous le dirai.

Ce que je fais commence là où votre site doit faire quelque chose : un back-office que vous tenez vous-même, un outil métier, une reprise de code laissé en plan. Pour le reste, il y a moins cher que moi, et c’est très bien.